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    June 25

    Des Illusions/Histoire d'une trahison

    Beaucoup de lecture pour une histoire qui a tant d'auteur/es . Signe des temps ! Je devrais plutôt dire histoire de trahisons au pluriel car je ne suis pas la seule.

     

    Destination L'AUTRE ?
    Si vous pouvez reconnaître l'illusion comme telle, elle se dissout. La reconnaissance d'une illusion est aussi sa fin. Répondre NON à la farce anesthésique  des simulacres et autres faux semblants. De meure l'abîme....Au fond...au fond tout est simple....RIEN
    Quel discours est possible quand il s'agit de absolument rien ? C'est sur cet homme sans fond, superficiel et artificiel que j'ai eu l'imprudence de bâtir et j'étais supposée y trouver mon compte !
    Ne pas se prendre au sérieux....prendre tout cela comme un jeux...et oui sourire un peu.
    Puis panser et re-penser ses blessures et attendre...le message d'un ami qui redonne le sourire.


      Penang/ Malaisie Février 2006 : Là où les dieux du bonheur ont caressé mon front

    UT  INCERIT FEDELIS SIC PERMANET
    c'est la devise de Toronto mais cela pourrait aussi être la mienne.

    Départ Shanghai 2006

    Béatrice,

    Ce soir je suis allé chez l'ostéopathe. En ressortant c'était évident :

    Je t'aime.

    Je veux vivre avec toi y compris à Shanghai.

    J'étais entré la tête en compote, le cœur serré comme depuis plusieurs jours maintenant, j'en suis ressorti libéré. Pourvu que cela dure, c'est bon d'avoir les idées claires.

    J'ai besoin d'écrire pour comprendre comment et surtout pourquoi j'en suis arrivé à prendre un  décision qui, par mon attitude, ne pouvait que conduire à la rupture entre nous. Probablement l'ais-je recherchée inconsciemment-même si ne n'ai jamais cessé de t'aimer.

    Si ce que j'écris ne te semble pas clair, ce n'est pas une volonté de tourner autour du pot. Demande moi des explications. N'oublie pas Mars et Vénus.

    En fait, je crois que c'est dés ma venue avec toi que je me suis trompé, non pas dans mon choix de venir avec toi, mais dans mon état d'esprit. Je t'aimais (je t'aime encore), mais j'avais peur, peur de ne pas être capable de changer de vie, peur de te décevoir, peur de Manon,...peur de l'échec. Ce n'est pas à toi que j'apprendrais , ni à moi d'ailleurs, que l'on fait arriver ce dont on a peur. Très vite,  au lieu de m'épanouir, je me suis replié sur moi-même,  avec la sensation d'étouffer et surtout qu'il n'y avait pas d'issue, donc je me repliais encore plus. J'ai "rejoué" mon comportement des dernières années avec ma femme. Comme tu l'as dit, en fait ces peurs m'ont conduit à refuser de m'impliquer totalement dans notre relation. Je me suis retrouvé dans un schéma où la seule évidence c'est que notre relation allait à l'échec, la rupture était inévitable. Maintenant que je suis lucide face à cela je pense même que je l'ai cherché, inconsciemment évidement, mon retour sur un site de "chat" s'inscrit dans ce schéma, je suis retourné à une de mes évasions d'avant mon divorce. A la différence prés et elle est de taille, je n'ai fait aucune rencontre depuis que je suis avec toi.  Tout cela pour moi n'était qu'un jeu. Je t'autorise les qualificatifs que tu souhaites.

    Puisque je suis sur ce sujet, je veux te parler d'Agnès. Je t'ai raconté sa "situation" quand je l'ai connue. Je la connaissais avant toi. Tu as pu te rendre compte que nous avons joué avec l'érotisme par écrit et il est vrai que nous avons été très intimes, notre relation lui ayant permis de dépasser partiellement son "problème" comme elle dit. Mais entre nous il n'y a jamais eu d'ambiguïté, nous ne vivrions pas ensemble, même si parfois nous nous sommes laissés allés dans nos écrits à des phrases qui pouvaient laisser penser le contraire. Tu as dans doute du mal à comprendre cette relation au travers de ce que tu as pu lire, mais j'ai aimé nos échanges, ce que nous avons partagé, sans que jamais cela ne soit de l'amour et elle le savait. Si tel n'avait pas été le cas, je ne t'aurais pas rencontrée. Même si cela te semble invraisemblable ne tire aucune conclusion de nos échanges épistolaires. Cette histoire, nous y avons mis une terme car, l'un et l'autre avons estimé que c'était préférable. C'était avant que tu "n'interviennes". Donc, avec Agnès, un point final a été mis. 

    C'est dans ce contexte que le "poste" en Chine est apparu. C'est vrai que pour moi cela semblait LA porte de sortie que je n'espérais plus. D'autant plus que dans l'entreprise mon retrait du Comité d'Entreprise me pèse et, je t'en avais parlé, je cherchais une issue. Je l'ai vu comme quelque chose de quasi inespéré.

    Donc si je résume quand cette proposition m'a été faite, d'une part je cherchais à m'éloigner de l'entreprise (Annecy), d'autre part j'avais dans la tête que la rupture était inévitable. Et tu as raison lorsque tu dis que j'ai pris ma décision seul. Avec ce que j'avais dans la tête il est évident que seuls les arguments qui conduisaient à la conclusion que tu ne pouvais m'accompagner, pouvaient apparaitre . Manon, Shanghai et sa pollution, le fait que je serais amené  à me déplacer. Et donc, comme je voulais absolument tenter cette expérience, pas te quitter, j'ai pris ma décision seul, et comme j'étais mal à l'aise vis à vis de toi, mais aussi vis à vis  de moi car je n'ai cessé de t'aimer-Désolé pour mes contradictions, ce qui te conduit à dire que je ne sais pas ce que je veux,-mais c'est ainsi- Je me suis un peu plus enfermé. Il a fallu tes colères pour me réveiller et me rendre comte combien mon comportement était imbécile. C'est d'autant plus imbécile que je pense que les conditions seraient réunies pour que je redevienne celui que j'ai été dans les combats que j'ai menés politiques ou syndicalistes. Le projet me motive, j'ai vu moyen d'aller à la rencontre d'autres cultures comme je l'ai souvent rêvé.Je n'aurais donc plus de raisons d'avoir cette sensation d'étouffer. Libéré de cela, je n'aurais plus tendance à te rendre responsable (ou plutôt Manon), et donc notre relation ne devrait que s'enrichir.

    Est-il trop tard ? J'ose espérer que non. Je sais que je t'ai fait mal. Mais je crois que le pire c'est que j'ai perdu ta confiance. Ce que tu as "découvert" dans le PC peut te sembler accablant et si j'étais à ta place, j'aurais probablement la même attitude. 

    Je te demande simplement de croire ce que je t'ai écrit.

    Si donc tu  le veux encore, Béatrice, VIENS AVEC  MOI à Shanghai. C'est en tout cas ce que MOI  je veux.

    Dans quelle conditions, je n'en sais rien, il faut en parler. Quand ? Comment ? Si nous avons la volonté nous trouverons les solutions.

    Prenons le temps.

    Tu m'as profondément blessé lorsque tu m'as traité de manipulateur. A aucun moment je ne t'ai manipulé Béatrice. Pourquoi l'aurais-je fait ? Mais je comprends que tu sois arrivée à cette conclusion.

    J'espère que j'aurai l'occasion de te prouver que ce n'est pas le cas.

    Je m'arrête là pour ce soir.

    Écrire m'a fait du bien.

    Je t'aime,

    Michel


    De Michel à Agnès

    Vendredi 23 Mai 2008

    Ma Belle Etoile,

    Je te dois des explications.

    Il y a 5 ans, lorsque j'ai décidé de quitter ma femme, j'étais bien avec elle, même si ce n'était plus le grand amour, je ne peux pas dire que je ne l'aimais plus (un peu comme toi avec ton mari).

    Notre situation matérielle était plutôt bonne et nous pouvions envisager une retraite agréable, sans soucis matériels, riche en voyages, comme nous l'avions fait pendant 20 ans.

    Pourtant, je ressentais une frustration, cette vie ne me convenait plus. En fait, à l'époque, je m'étais rendu compte que les voyages ne me suffisaient pas. J'avais besoin d'autre chose, une ouverture intellectuelle qui n'était pas que la découverte des autres, leur culture, le passage superficiel, même si cela m'était indispensable.

    Avec Béatrice, j'ai trouvé cette ouverture sur des sujets que je n'avais pas approchés jusqu'à présent, liée à la psychologie, l'ésotérisme, la connaissance intérieure de soi, alors que jusqu'à présent je m'était tourné que vers les autres. Nous ne somme pas toujours d'accord mais nos échanges sont (étaient) stimulants. C'est ce qui m'a conduit vers elle alors que je me mettais dans des conditions matérielles plus que difficiles (enfant très lourdement handicapé, plus de maison ...).

    Je dis, étaient, en effet, depuis que je me suis rapproché de toi, j'ai beaucoup plus de mal à échanger, car je suis tourné vers toi. C'est ce qui m'a conduit à dire que je ne pourrais pas vieillir avec elle, parce que j'avais perdu ma principale raison d'être avec elle ce qui faisait que j'étais bien avec elle.

    En relisant le mail que je t'ai écrit où je te parle de la façon dont j'aimerais vieillir, j'ai l'impression que j'ai réécrit ce que j'ai fait pendant 20 ans et que j'ai quitté, parce que cela ne me convenait plus.

    Cela veut dire que si je reste ainsi, très vite, je vais retomber dans mes frustrations.

    Ta réponse n'a malheureusement fait que conforter mes craintes. Ce que tu as envie de vivre, je pourrais te le donner sans aucun problème, mais ne vais-je pas très rapidement me retrouver où j'en étais il y a 5 ans ? Et t'entrainer à l'échec avec moi...Bien sûr il y aura l'attrait de l'Amour que j'ai pour toi. Mais pour combien de temps ?

    Vais-je tourner en rond toute ma vie ?

    Je m'aperçois aujourd'hui que je n'aurais jamais dû t'envoyer ce message, car au fond de moi ce n'est probablement pas mon besoin réel. Tout ce que je t'ai écrit est vrai. Mais il y manque ce qui m'a conduit à changer ma vie il y a 5 ans.

    Alors aujourd'hui je me dis à quoi bon ?

    Si c'est pour me retrouver dans 2 ans avec les mêmes interrogations, aggravées par l'âge, il vaut mieux ne pas refaire l'expérience.

    Je me dis que je dois cesser cette fuite en avant.

    Voila mes doutes et interrogations du moment.

    A cela s'ajoute les résistances de Béatrice, ma culpabilisation....C'est pourquoi, j'ai décidé de ne pas partir seul au Japon et poursuivre la discussion avec Béatrice. Si je suivais mon intuition du moment, je lui dirais de rentrer en France et mettrais fin à notre relation. Mais je n'arrive pas à franchir ce pas.

    Je ne peux pas te demander de m'attendre indéfiniment. Je sais aussi que si je ne tranche pas mes relations avec TOI comme avec Béatrice seront intenables. Mais j'ai encore besoin de temps. Maintenant le problème est posé entre Béatrice et moi . Nous ne pourrons pas repousser indéfiniment notre décision.

    Il fallait que je t'écrive cela car tu as ta VIE.

    Je te demande pardon pour le mal que je te fais..A aucun moment je ne t'ai trompée sur mes sentiments pour TOI. Si tu as eu l'impression que je te menais en bateau c'est tout simplement parce que je ne sais pas où j'en suis. 

    Alors si tu peux encore m'attendre un peu...

    Si tu ne le peux pas, ou n'a plus confiance, s'il te plait dis le moi.

    Je te couvre de baisers très tendres et +++

    Michel


    De L.  Son ex femme

    Michel

    Je vais tenter de te mettre par écrit, tout ce qu'il m'est impossible  de t'exprimer verbalement, d'ailleurs je ne pense pas que tu accepterais de m'écouter sans m'interrompre.
    Voilà comment je perçois les choses, en faisant abstraction bien sûr de toute la partie de ta vie qui m'est inconnue.Tu a depuis toujours voulu donner de toi l'image d'un homme fort, sûr de lui, mieux informé que quiconque et détenant la vérité, donc cherchant toujours à imposer aux autres sa
    vision des choses. Tu as joué le rôle de l'homme indispensable sur lequel tout le monde pouvait (devait même) compter et qui se devait donc d'être toujours présent, répondant aux problèmes de tout le monde comme un boy-scout.
    Tu t'est crée une "aura" qui te valorisait à tes propres yeux et était pratiquement ton unique raison de vivre. Mais derrière cette façade, tu étais un homme comme les autres avec tes doutes et tes faiblesses que tu t'acharnais a bien dissimuler.
    Et on t'aimait comme ça, tu n'avais pas besoin de jouer les superman pour garder notre affection.
    Mais tu t'es piégé toi-même, car maintenant tu connais comme tous les hommes, et les femmes de ton âge des problèmes de santé notamment qui ne te permettent plus d'assumer et de te maintenir au niveau de l'image que tu as donné de toi. Et tu es trop fier et trop orgueilleux pour dire "stop" et reconnaitre que tu ne ne peux plus en faire autant et qu'il est possible de vivre autrement, car tu n'as jamais connu ta vie autrement qu'à travers cette course effrénée, ce qui t'évitait de te confronter à des réalités que tu  préférais ignorer.
    Tu ne fais que fuir en avant, comme tu as déjà tenté de le faire il y a plusieurs années en arrière quand tu a voulu partir travailler à l'étranger, parce que tu ne savais pas comment sortir du PC et te justifier aux yeux des autres. Aujourd'hui tu n'acceptes pas ton vieillissement (notre vieillissement) et tu as préféré me fuir. Pour te rassurer tu as préféré draguer des plus jeunes, pour conserver l'illusion que tu pouvais encore épater, séduire. Mais je suppose que tu es malgré tout conscient que tu ne feras pas illusion longtemps et que le "vernis" craque de partout. Ton mal être se traduit par une agressivité que tu retournes contre les autres, ce qui t'isoles de plus en plus. Ton attitude est suicidaire et je me suis souvent demandé ces derniers mois,  si inconsciemment tu ne recherchais pas l'accident pour t'en sortir et t'éviter d'affronter la réalité.
    Je persiste à dire, même si tu nies être dépressif que tu t'es enfermé dans un cercle vicieux qui te rend malheureux, qui nous a rendu malheureux et qu'il n'y a que toi qui peut agir sur cet état de fait
    Sache par ailleurs, que je me doutais depuis longtemps de ta double vie, ce qui évidemment ne m'a pas aidé à lutter contre mon état dépressif. Je n'en ai rien dit car j'ai toujours essayé de respecter ton espace de liberté et sans doute conservais-je l'espoir que ce ne serait pas durable.
    Malgré tout lors, lors de notre première explication en Décembre , j'ai bien voulu te croire lorsque tu m'as assuré qu'il n'y avait personne d'autre dans ta vie. J'ai été d'autant plus choquée d'apprendre un mois après que tu m'avais menti. Là je me suis vraiment sentie trahie,
    d'autant que nous avions continué à avoir des relations sexuelles (de plus non protégées !....)
    Cette lettre n'a pas pour but de te condamner, loin de moi cette idée. Ni de m'exonérer de toute responsabilité dans notre "naufrage". Je me pose également beaucoup de questions quant à moi même. Peut-être arriverais je un jour à comprendre pourquoi je me suis laisser ainsi dépouiller de toute ma personnalité jusqu'à ne devenir que l'ombre de toi-même.Je me voulais très tolérante pour te laisser ton espace de liberté, mais moi je n'ai pas su utiliser le mien et je me suis complétement dévalorisée à mes propres yeux et aux tiens.
    Il me reste encore une longue démarche à faire pour comprendre la raison réelle de cet état de fait et avoir une chance de mieux survivre à l'avenir.

     janvier 2004

    La suite plus bas dans la deuxième séquence

                                                         

    • on peut mentir tout le temps à quelques-uns ;
    • on peut mentir quelquefois à tout le monde ;
    • mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde. 

       C’est avec des gouttes d’eau que l’Océan vous broie. On se sent jouet.

    Jouet, quel mot terrible. »  victor Hugo




                                                       
















































    June 06

    Des Illusions/Histoire d'une trahison

     
    De: Michel
    objet: Ne pas recommencer
    A: Agnes
    Date: Jeudi 12 Juin 2008, 15h38
     
    Ma Belle Etoile,
    Comme je te l'ai dit à midi les choses pour moi sont beaucoup plus difficiles que je ne le pensais.  
    Je ne cesse de passer de certitudes aux doutes. Ce qui me paraissait une évidence l'instant d'avant, devient objet de doute la minute suivante. Et là je ne peux pas dire que ce sont les influences extérieures qui me font passer de l'un à l'autre, puisque je suis seul. 
    Tout se bouscule dans ma tête. 
    Je ne peux pas continuer ainsi. 
    J'ai besoin de m'isoler pour tenter d'y voir clair.
    Je vais profiter de ma semaine de vacances au Japon pour faire un grand ménage dans ma vie et mener une opération vérité.                                                      
    Je ne peux plus prendre de décisions engageant ma vie et celle des autres si, enfin , je ne clarifie pas, ne change pas un certains nombre de mes comportements. Lorsque j'ai quitté ma femme, je n'ai rien réglé au contraire. Je venais juste de la quitter, m'installer avec Béatrice, TU es arrivée....TU connais la suite.                     
    Le résultat, c'est que depuis plus de 4 ans je suis entre 2. Je passe de Béatrice à TOI, même pendant les périodes où nous sommes loin de l'autre aussi bien physiquement que par l'esprit.        

    Quand je suis parti, je n'ai rien expliqué à ma femme. Elle n'a pas compris pourquoi j'étais parti. Si j'avais tenté de lui expliquer, peut-être serais-je resté...   Et là, je suis en train de faire la même chose avec Béatrice. Je lui ai dit que je voulais la quitter sans lui dire que c'est pour aller avec quelqu'un d'autre. Elle ne comprend pas, elle se bat . Et moi je doute. Je ne suis même pas sûr de ne plus l'aimer. Je ne suis même plus sûr de t'aimer TOI. Il faut vraiment que je fasse le ménage dans ma tête, mais que j'aille au-delà de ce que je vis maintenant. J'ai beaucoup de choses à comprendre. J'espère y parvenir pendant cette semaine. Si je n'y parviens pas...Je connais la suite. Je suis désolé de te faire supporter cela à nouveau. Pourquoi faut-il toujours quand tu avances que je recule?? Je ne sais pas ce qui ressortira de cette introspection, mais il faut que je la mène. Pendant cette semaine j'ai besoin d'être totalement seul avec moi-même, donc ne soit pas surprise si tu as peu de nouvelles pendant cette période. Je vais me trouver un coin tranquille au Japon, face à la mer, faute de dunes de sables, pour mener cette tâche. 

    Encore pardon...

    10000 baisers très tendres

    Michel

     Il oublie de dire c'est que c'est moi qui l'ai 'planté' au Japon et suis retournée à Shanghai !  

     A noter que les 2 lettres sont datées du 12 juin / Il vaut mieux assurer quand on ne sait pas laquelle choisir ! 

      From: Michel

    Objet: Je t'aime encore
    À: Beatrice
    Date: Thu, 12 Jun 2008 03:16:34 +0200
    Béatrice,
    Je pensais ne plus t'aimer, je me rends compte que je t'aime encore. Il a fallu que je t'annonce la rupture pour m'en apercevoir.
    Poursuivre notre vie commune passe pour moi par une grande opération vérité.
    -        Vérité sur ma vie
    -        Vérité sur ma relation aux femmes
    -        Vérité sur ma relation avec toi
    Cette vérité te fera sans doute du mal, pour que tu l'acceptes il faudra que tu m'aimes encore beaucoup. Je ne sais pas si c'est encore le cas.
    Mais si tu es prête à l'entendre tu comprendras  notre incompréhension mutuelle et mes colères face à tes mails.
    J'ai besoin de faire un grand ménage dans ma vie.
    Je vais profiter de ma semaine de vacances au Japon pour m'y atteler.
    J'ai décidé de me trouver un coin tranquille face à la mer pour mener cette tâche.
    Ce sera mon butsudan.
    Si j'y parviens, et aujourd'hui j'en ai la volonté, si ton amour est encore suffisant, notre relation en sera transformée j'en suis sûr.
    Alors, si tu le veux, attends mon retour à Shanghai le 22 juin.
    Nous aurons ensuite 1 semaine pour parler.
    Merci de me dire si tu es d'accord avec cette proposition.
    Je t'aime 
     
     
     
     From: Michel
    Objet: Et L'amour dans tout ça ?
    À: Agnes
    Date: Thu, 20 Jun 2008 03:19:34 +0200
     
    Tu le sais, j’ai voulu cette semaine de retraite pour y voir clair avec moi-même et aussi pour ne plus avoir peur de dire la vérité à ceux que j’aime, quitte à faire mal.
    Maintenant, je crois savoir où j’en suis, et il me faut prendre mes décisions.
    Je préfère te le dire tout de suite, après cette semaine, j’ai décidé de tenter de poursuivre l’expérience avec Béatrice, si elle le veut, car elle aussi saura toute la vérité pour toi et moi.
    Je ne sais pas comment elle réagira.
    Je vais essayer de t’expliquer ce qui me conduit à ce choix.
    Dans un mail précédent, je t’ai expliqué dans quelles conditions j’avais quitté ma femme.
    Tu le sais, j’étais militant politique et syndical, donc très souvent pris par des réunions et des déplacements dans toute la France. J’ai commencé à la tromper après 10 ans de vie commune. Non pas parce que je ne l’aimais plus, mais j’étais poussé vers l’extérieur de la cellule familiale. A y réfléchir, ce « rejet de la cellule » familiale date de mon enfance. Inconsciemment, je répétais ce schéma avec ma femme et mon fils, car pour moi famille était synonyme d’enfermement. D’où ma recherche extérieure.
    Ma rencontre avec toi s’inscrit dans cette recherche. Sauf qu’il s’est passé quelque chose de différent de mes autres rencontres. Pour des raisons qu’encore aujourd’hui j’ai du mal à m’expliquer, j’ai, dès nos premiers échanges eu l’impression que nous avions la même recherche, les mêmes manques. Cela s’est vérifié par la suite. Nous le traduisions différemment, toi par une fermeture aux hommes et un repli sur toi, moi, en étant dans la fuite en avant perpétuelle, il y a aussi notre passion commune pour les voyages et la découverte d’autres cultures, tes comportements enfants dont tu m’as parlé et dans lesquelles je me suis totalement reconnu.
    C’est ainsi que j’explique notre « entente », qui t’a permis de dépasser (partiellement encore) ton problème.
    Malheureusement, nous sommes déphasés.
    Moi, à ce moment là, je commençais à sentir que je ne pourrais pas, ne voulais pas, poursuivre cette fuite en avant. Toi tu étais au Maroc, mariée et ne semblait pas avoir l’intention de quitter ton mari.
    C’est à ce moment là que j’ai rencontré Béatrice. Elle était l’opposé de moi sur pratiquement tout. Aussi bien sur ses conceptions de la vie que de la manière dont elle avait géré la profonde souffrance causée par sa fille lourdement handicapée. Moi j’étais dans la fuite en avant, elle dans une quête intérieure quasi exclusive.
    Avec toi j’avais mon miroir, avec elle mon contraire.
    Etant dans une phase de frustration, j’ai tout de suite été attiré parce qu’elle pouvait m’apporter.
    C’est dans ces conditions que j’ai quitté ma femme, sans véritablement lui donner d’explications, en tout cas pas la vérité. Ce qui me pèse aujourd’hui.
    Pour autant, tu es restée présente, puisque à aucun moment, nous nous sommes dit que c’était fini entre nous, ou, quand nous nous le sommes dit, pour ma part je n’y croyais pas.
    En fait, je me rends compte que depuis plus de 4 ans, je suis resté au milieu du gué. J’ai rompu avec ma femme, mais j’ai gardé le lien (toi) qui me rattachait à mon passé.
    Mon départ en Chine aurait pu permettre de passer à autre chose. Mais il s’est fait dans une période de crise avec Béatrice, précisément parce que j’étais toujours tourné vers toi, mais je ne te l’avouais pas franchement, et toi, bon an mal an tu continuais ta vie avec ton mari. Béatrice m’a rejoint, mais pour autant, toi et moi, nous n’avons pas vraiment rompu, en tout cas pas clairement. Et en fait je recherchais toujours ce lien avec ce que je connaissais au travers de toi, car c’était, dans un certain sens sécurisant.
    Et ainsi, je n’ai jamais répondu à la question « est-ce que je veux vraiment changer ma vie et pourquoi ? »
    J’ai été rattrapé par mon passé, éprouver le besoin de me rapprocher de toi, au point de me dire que je voulais vivre avec toi.
    Et à nouveau, la question se posait « qu’est ce que je veux pour ma vie ? »
    C’est lorsque je me suis rendu compte qu’avec toi j’allais recommencer la vie que j’avais avant mon divorce et avec laquelle je n’avais pas vraiment rompu que j’ai commencé à douter. Mes frustrations passées, mes manques, me sont revenues en mémoire.
    Ceci explique pourquoi, dans cette dernière période je passais du « c’est avec toi que je veux vivre » au « c’est de Béatrice dont ma vie a besoin ».
    Pendant cette semaine, je me suis rendu compte que je devais sortir de la question « avec qui est-ce que je veux vire » pour répondre à la question « qu’est je veux pour ma vie ». Il m’a fallu du temps, tu le sais, mais j’y suis parvenu.
    Je continue de penser qu’il est bon, nécessaire, que je continue de voyager, d’aller à la découverte du monde et des peuples qui l’habitent, que je ne me sente pas enfermé dans une « patrie », un dogme, que je reste curieux de ce que les Hommes et les Femmes peuvent créer quelque soit le domaine.
    Mais aujourd’hui, ou plutôt depuis 5 ans, cela ne me suffit plus, j’ai besoin d’autre chose. Et cela me ramène au début de ma lettre. C’est précisément pourquoi j’ai divorcé.
    J’ai besoin de recréer des liens familiaux et peut être autre chose qui soit plus intériorisé ; Tout n’est pas parfaitement clair, mais je le ressens profondément. Je dois le faire pour moi bien sûr, mais aussi et surtout pour mon fils. Cela m’est apparu clairement lorsqu’il m’a parlé de ses peurs lorsqu’il a su qu’il allait être papa. Il est sur le même chemin que moi. Aujourd’hui, il semble avoir dépassé ses peurs, mais pour combien de temps ?
    Je sens qu’il faut que j’aille au bout de ce que j’ai engagé pour que lui aussi sorte de la fuite en avant dans laquelle il est parti, stoppée pour l’instant car il va être papa.
    Je sais que j’ai un long chemin à parcourir. Rompre avec son passé n’est pas chose facile.
    J’aurais dû le faire il y a 4 ½ ans. Je ne l’ai pas fait, je pourrais encore repousser l’échéance, mais, ce serait reculer pour mieux sauter.
    Je sais qu’avec toi, je ne le ferai pas. Tu es mon miroir. Nous n’aurions donc aucune raison de changer quoique ce soit. Jusqu’au jour où nous serons rattrapés…
    Aujourd’hui, je ne me donne pas le droit de continuer ainsi, je dois le faire pour mon fils, ses enfants, pour moi.
    Y réussirai-je avec Béatrice ?
    Et l’Amour dans tout ça ?
    D’autres questions pourraient être ajoutées.
    Mais je veux faire un choix. Je le fais…
    Une fois de plus je fais souffrir. Pardon.
     
     Subject: Plus de crédit sur mon portable :-((
    Date: Thu, 7 May 2009 11:23:57 +0200
    From Agnes

    Michel,
     
    Peut-être que tu ne trouveras ce mail que demain.
    Tout à l'heure, j'ai voulu répondre à ton sms mais apparemment je n'ai à nouveau plus de crédit puisque l'envoi ne se fait pas et il est noté "erreur" comme la dernière fois. Vu qu'il ne me reste qu'une journée en Chine, je n'ai pas racheté de recharge. De plus, il faudrait encore que je trouve quelqu'un pour faire la manipulation pour obtenir le crédit.
    J'ai encore beaucoup marché aujourd'hui. Je suis allée dans le parc où il y a un lac (ou plutôt une étendue d'eau recouverte de lotus) mais sans doute pas jusqu'au bout car sur mon plan, ce parc me semble bien plus grand. J'ai bien profité du soleil avec mon nouveau chapeau ! Eh oui, ce matin j'en avais marre d'avoir le soleil dans la figure, alors comme je n'avais pris mon parapluie ni mes lunettes de soleil, je me suis achetée un chapeau à 12 Yuans. Je t'envoie une photo prise par moi-même dans le parc. Ne rigole pas en la regardant ! Si je te l'envoie, c'est parce que je voulais te montrer mon chapeau mais aussi parce que tu m'as fait cadeau d'une photo de toi qui sortais de chez le coiffeur.  Nous sommes quittes !
    Je te couvre de tendres baisers et de douces caresses.
     
    Agnès
     
    J'ai quitté Michel le 14 Mai 2009 après avoir découvert le texto d'Agnès et une facture d'Hôtel/petite escapade à Hangzou au bord du lac : une chambre pour deux.
    Il m'affirme qu'Agnès est en voyage dans le sud de la Chine et qu'il ne l'a pas revu, quand à la facture elle appartiendrait à un collègue venu de France ave qui il aurait partagé la chambre !  Sarcastique
    je suis partie le 14 Mai et le 15 Mai   il lui envoyait un billet d'avion pour lui demander de venir le rejoindre. Il l'a rejointe en Malaisie, là où nous avions vécu nos plus beaux souvenirs et tout le mois de Juin elle sera à Shanghai dans notre appartement, nos affaires, notre lit..
    Lorsque j'étais de retour en France pour m'occuper de Manon il envoyait un billet d'avion et invitait cette femme à Shanghai
     
     De: Agnes
    A: Michel
     
    Bonjour Michel,
     
    J'ai été contente de parler avec toi, ce qui m'a permis de mieux comprendre ce que tu m'as écrit dans ton mail car j'avais encore tout faux ! Décidément !
    Ce soir, je veux te dire que si j'ai entrepris ce voyage de 6 mois, c'est en partie grâce à toi. C'est toi qui, en m'invitant l'année dernière à Shanghai, m'a fait prendre conscience que malgré mon appréhension des avions, j'ai toujours eu envie de voyager. C'est ce que je fais depuis 4 mois et je ne m'en lasse pas.
    Je t'ai dit que je fais ce long voyage pour me changer les idées mais aussi pour fuir les gens que je connais, je ne voulais pas sourire alors qu'à l'intérieur j'avais envie d'exploser. Les raisons que je t'ai données sont vraies mais je pense plus sincèrement que lorsque j'ai pris les billets d'avion en octobre 2008, c'était pour TE fuir, pour T'oublier. Pas très concluant puisque cela nous a de nouveau rapprochés !

    Etrangement, lorsque j'étais à Singapour, j'ai pensé à plusieurs reprises que si ta copine
    était en France en avril comme l'année précédente, tu m'inviterais peut-être à venir te voir à Shanghai. J'avais pensé juste ! Je n'ai pas toujours tout faux ! Le jour où tu me l'as demandé, j'étais partagée entre la joie de te revoir et la peur de succomber à tes avances ! Je n'ai pas mis longtemps à me décider pour te dire "oui" et pas longtemps non plus pour me retrouver entre tes bras. Tu es ma faiblesseClignement d'œil émoticône

    Ce soir, tu m'as écrit que beaucoup de choses seraient différentes si nous étions ensemble. Concernant mes problèmes, peut-être que cela pourrait m'aider, mais te concernant, je ne vois pas. Tu me diras à quoi tu pensais.
    Depuis que nous nous sommes retrouvés, j'ai besoin d'avoir des contacts avec toi, que ce soit par mails, sms ou téléphone. Comme tu le dis, ne pas trop se poser de questions est la solution... en attendant...
    Je pense que tu ne découvriras ce mail que demain. Bonne journée.
    100 000 baisers très doux, très tendres.
     
    Agnès
     
     De Béatrice à Michel
    Je suis désolée de te priver du goût de la transgression et de la duplicité.
    Je t'informe que j'ai trouvé un endroit approprié pour honorer la belle alliance que tu m' avais m'offerte pour notre "cérémonie" de Pacs...
    Je l'ai jeté au fond des chiottes !
    Ton ex Copine !
    Béa

     From: Michel  <m_nomade@yahoo.fr>
    To: Ghalia Zarhouni <circee_maroc@hotmail.com>
    Date: Wed, 2 Apr 2008 04:22:12 +0200 (CEST)
    Subject: Un rêve
    Bonjour Douce Circee,
     
    Je t'attendais au coin de la rue.
    Déjà je te rêvais nue sous ton manteau.
    Doucement, pour ne pas t'effrayer, j'écartais le haut de ton vêtement pour découvrir ta poitrine généreuse. Mes paumes attirées par ta peau lisse, effleurent tes doux globes.
    Mes doigts s'attardent sur tes tétons, tournent doucement autour,  pincent les pointes qui durcissent sous la caresse, se tendent vers moi, alors que tes yeux se ferment sous le Plaisir.
    Ton ventre s'approche du mien, cherche le contact.
    Non pas encore ....
    Mes mains abandonnent ta chaude poitrine pour se poser sur ton dos. De longues caresses te font frémir. Ta tête bascule en arrière. Tes lèvres s'ouvrent.
    J'y pose tendrement les miennes en un chaste baiser, tout en poursuivant mes caresses dans ton dos, de plus en plus bas.
    Ton souffle devient court.
    Mon corps se tend et te cherche....
     
    Mais ce n'était qu'un rêve.
    Peut ête demain ....
     
    A très bientôt ma belle de nuit.
     
    Michel
     
    Qui est Ghalia Zarhouni ?


    De: Agnès
    Objet: Je pense beaucoup à TOI...
    À: Michel
    Date: Lundi 5 Mai 2008, 22h33

    Merci pour ton sms qui m'a fait très plaisir.
    Je pense beaucoup à Toi moi aussi.
    Après ton appel de ce matin, tu as occupé mes pensées une bonne partie de la journée... encore plus que d'habitude. Sans doute parce que Toi aussi tu pensais beaucoup à moi !
    A midi, je t'ai envoyé 2 sms et ce soir je constate qu'ils sont toujours "en cours d'envoi".
    Du coup, je me décide à t'envoyer ce mail car ne pas pouvoir te faire parvenir de sms me manque tout comme tu me manques... la chaleur de ton corps contre le mien, nos baisers, nos caresses me manquent...
     
    Au travail, je n'ai pas eu un rendement terrible aujourd'hui car, comme je viens de te l'écrire, tu étais souvent avec moi, sans doute à cause de ce que tu m'as écrit hier.
    Tu ne veux pas te passer de moi, pas plus que je ne veux me passer de Toi.
    Tu as mis des mots sur ce que tu as (nous avons) en tête depuis longtemps.
    Notre Envie d'être ensemble. Notre Envie d'avoir un Avenir ensemble.
    Depuis plus de 5 ans que nous nous connaissons, nous nous sommes interdits de penser à NOUS parce que tu avais ton amie, parce que j'étais mariée.
    Malgré l'éloignement géographique, malgré quelques "brouilles", malgré 8 mois de silence de ma part, nous semblons ne pas pouvoir nous passer l'un de l'autre.
     
    J'espère moi aussi que tu pourras dépasser tes craintes mais surtout ton sentiment de culpabilité afin de faire un choix....
    Tu m'a dit qu'il fallait que tu le fasses avant le mois d'août parce qu'après il serait trop tard.
    C'est ce que je pense également....

     
    De: Michel
    Objet: Quels voyages...?
    A: Agnes
    Date: Mardi 13 Mai 2008, 12h10
     
     Ma Belle Etoile,
     
    Je suis dans le train sur le retour de Wuxi à Shanghai. J'en profite pour t'écrire ce mail que j'ai en tête depuis que j'ai reçu le tien.
     
    La lecture de ton mail m'a fait bizarre. En te lisant j'avais l'impression de retrouver l'enfant que j'avais été.
     
    J'aurais pu écrire cette phrase:
    Depuis toute petite, comme je te l'ai déjà dit, j'ai toujours été assez sauvage, n'aimant guère les repas de famille, d'amis, la foule, etc...mais étrangement, j'aimais côtoyer les gens qui avaient une autre culture, une autre couleur de peau sans pour autant vouloir me lier au point d'en faire des amis.
     
    Comme TOI mes rêves étaient peuplés de lectures de voyages, d'aventures de gens "d'ailleurs". Je te l'ai dit j'écrivais aux ambassades, aux offices du tourisme étrangers pour leur demander de la documentation, comme TOI, je voyageais par livres interposés, comme TOI, j'ai été abonné à GEO, à Migration...
     
    En te lisant, je me suis surpris à nous voir tous deux, enfants, allongés dans l'herbe, partis dans nos rêves grâce à nos lectures...Pas sûr qu'aujourd'hui, si nous nous retrouvions dans la même situation, nous ferions les mêmes rêves.
     
    Contrairement à toi, ensuite j'ai beaucoup voyagé, j'ai donné consistance à mes rêves.
    Puis j'ai eu envie d'approfondir en travaillant avec des gens de culture différente. Ce que j'ai pu faire un peu dans le cadre de mon travail à Annecy, puisque je travaillais beaucoup avec des étrangers et étais amené à me déplacer. Puis, ça été le grand saut vers la Chine, dans des conditions que tu connais, puisque tu étais déjà née...
     
    Cette vie d'expat me plaît. Découvrir les gens de culture différente au travail, pour une longue durée, n'a rien à voir avec des voyages ou des déplacements courts qui restent malgré tout superficiels.
     
    A la retraite, je ne me vois pas enfermé dans un appartement, ni même une maison avec jardin qui sera toujours trop petit. Mon jardin c'est la Terre, ma famille c'est l'Humanité.
     
    Lorsque j'ai divorcé, j'ai pensé que peut être ce besoin de voyager, d'être toujours à la recherche d'autre chose, allait me passer. Très vite je me suis aperçu que "la famille" m'étouffait, d'où ce besoin de partir.
     
    Cependant, je me dis aussi parfois que tout cela a probablement une limite, à une moment on doit éprouver de besoin de s'arrêter. Ce sont un peu les interrogations que j'ai eues en Mars, lorsque mon fils m'a annoncé qu'il allait être papa, qu'il allait devoir se poser quelque part. Et moi à 57 ans ???
     
    Aujourd'hui, je réponds : "Non, je n'ai pas envie de m'arrêter, pas encore, je verrai bien le moment venu".
     
    Et puis, il y a TOI, qui a les mêmes idées que moi en tête, avec qui je suis bien et même plus que bien.
     
    Alors , je me dis que décidément NON je ne veux pas m'arrêter.
     
    Tout serait simple si, lorsque je suis parti en Chine, je t'avais dit "VIENS !"
     
    Aujourd'hui il me faut à nouveau rompre, à nouveau briser quelque chose, à nouveau faire mal.
     
    Je sais qu'il faudra que je le fasse, car quelque choses est déjà rompu entre mon amie et moi. Je sais que maintenant le plus tôt sera le mieux, mais je ne me décide toujours pas à franchir le pas.
     
    Pardon pour mon indécision. J'espère que tu sauras m'attendre encore un peu.
     
    Je relis ce que je viens d'écrire et m'aperçois que je ne t'ai même pas demandé si tu me suivrais partout...Comme si cela allait de soi. Ce n'est probablement pas aussi simple.
     
    Voilà TU sais tout de la façon dont je veux vieillir. Vieillir ? Le plus tard sera le mieux.
     
    Tu crois que tu pourras me rajeunir un peu ? Car tu n'as que faire d'un vieux...
     
    Je te couvre de douces caresses et suis heureux d'avoir pu t'écrire tout cela. Ce n'était pas évident il y a quelque temps...
     
    Ton Petit Bonheur
    Michel
     
     
     De: Michel
    Objet: Je comprends...
    A: Beatrice,  
     
    Béatrice,
    C'est vrai que je t'ai trompée. Sans doute moins que tu ne peux le penser à la lecture des messages que tu as trouvés dans mes boites mail. Mais peu importe, ne serait-ce qu'une fois c'est une fois de trop.
    Je comprends ta douleur, ta colère.
    Je comprends que tu te sentes bafouée, humiliée.
    Je suis conscient que ce n'est pas supportable pour toi.
    S'il est vrai que je t'ai trompée,s'il est vrai que Agnès a été en arrière plan dans notre relation à plusieurs reprises depuis 5 ans, je veux te redire que tout le temps où nous avons été ensemble, je t'ai aimée, tu n'as été, comme tu le dis ni l'épouse, ni la concubine, tu as été celle que j'aimais, même s'il y a eu des moments de doutes.
    Depuis 2 semaines, nous sommes partis dans un tourbillon qui nous emporte, nous blesse, nous détruit.
    Toi en bloquant mes boites, en récupérant des mails pour je ne sais quelle utilisation; moi, en retrouvant Agnès trop rapidement.
    La douleur, la colère doivent-elles conduire à la destruction ?
    Tu peux continuer à faire du mal autour de moi, mais je crains qu'en ne faisant cela tu ne te fasses plus de mal qu'à moi.
     
    Michel


    De Michel
    Subject: L'Echec existe, je l'ai rencontré
    Date: Sat, 16 May 2009 15:43:29 +0200

    Béatrice,
    Lorsque j'ai répondu à ta proposition de suivre une thérapie, je t'avoue que je n'ai pas supporté l'ultimatum que tu me mettais C'est pourquoi j'ai répondu assez brutalement. J'ai regretté le ton de ma réponse mais il était trop tard.
    J'ai ensuite pris le temps de la réflexion, relu nos échanges de cette semaine, en particulier celui où tu fais le bilan de notre Vie commune. J'espère que ce n'est pas l'intégralité de ce que tu retiens de nos 5,5 ans de vie commune. Car si c'est le cas pourquoi ne m'as-tu pas quitté plus tôt !!! Probablement ta colère et ta souffrance t'ont elles poussées à n'insister que sur qui t'a fait souffrir.
    C'est la relecture de ce courrier qui m'a poussé à confirmer mon refus de faire une thérapie pour tenter de sauver notre couple. J'ai le sentiment que, quoique je fasse, quoique je dise, jamais je ne retrouverai ta confiance, jamais nous ne pourrons retrouver ce qui nous a poussé l'un vers l'autre. Je veux revenir sur un seul point de ton courrier: JE PEUX TE JURER SUR LA TÊTE DE MON FILS QUE C'EST POUR TOI QUE J"AI TOUT QUITTE. J'ai écrit à plusieurs reprises ce qui m'avait poussé vers TOI et je te l'ai dit. Pour aucune autre femme je n'avais eu envie de quitter mon foyer.
    Je ne prétends pas ne rien avoir à résoudre, et il faudra surement que je fasse une thérapie. Mais, lorsque la confiance est cassée, même s'il reste encore de l'Amour, plus rien n'est comme avant. Tu l'as dit toi-même. Alors je me dis a quoi bon ? Allons-nous revivre des crises à répetition ? Comme toi je n'en veux plus et malheureusement ce n'est pas une thérapie qui  redonnera cette confiance.

    Je n'ai pas su mesurer ta souffrance, je ne t'ai pas comprise, et maintenant que je commence à comprendre, il est trop tard.

    J'espère que tu trouveras un Homme qui saura t'écouter, te comprendre. J'ai tellement rêvé d'être celui-là. J'ai su le faire au début de notre relation, puis ...
    Peut être aurions-nous dû rester amants et ne pas partir sur une vie de couple que nous n'avons pas été capable de conduire.

    Je t'ai écrit cette nuit que je ne dirai plus, comme je le faisais avant, que "l'échec n'existe pas" Je l'ai rencontré, et ça fait  très mal.

    Bonne chance et pardon.
    JE T'AIME +++

    Michel
     
     
    De: Valerie 
    Subject: Bonjour Agnes
    A: Agnes
     
    on ne se connait pas, et à la lecture rapide du document joint, je me demande un peu pourquoi vous (allez je vais te tutoyer!) pourquoi tu as souhaité porter à ma connaissance les multiples vies parallèles de Michel. Peut-être simplement pour prendre contact et savoir qui je suis?
    Sache tout d'abord que je n'ai jamais rien vécu d'aussi passionné avec Michel que toi ou Béatrice. Je l'ai rencontré à 25 ans, en 1990, on a eu une sorte de coup de foudre, en grande partie parce qu'on ne s'attendait pas à rencontrer des personnes avec un profil aussi attrayant dans la situation où ma vie professionnelle et sa vie militante nous avait fait nous rencontrer. On s'est ensuite retrouvés aussi souvent que possible (j'habite Paris) pour passer d'agréables soirées et nuits essentiellement à discuter, se marrer et faire l'amour. J'aurai pu tomber amoureuse de lui mais à aucun moment il n'a fait en sorte que cela puisse arriver. D'une certaine manière, il m'a protégée en ne s'engageant pas à fond, ce qui a parfois été frustrant et nous a privés d'une certaine intensité relationnelle, bien qu'il y ait pu avoir quelques moments où nous n'avons pas été loin de basculer dans quelque chose qui aurait vraiment compliqué nos vies. Mais il n'a jamais été suffisamment attaché à moi pour envisager de changer de vie, de travail, de laisser sa femme et son gamin encore petit, et je crois qu'il a tout faux sur moi quand il croit que je lui en veux pour cela, alors qu'à toi ou à Béatrice, finalement, il semble avoir fait beaucoup plus de mal.
    Bizarrement, c'est alors que nous ne nous fréquentions plus que de très loin qu'il m'a fait le plus de mal et quelque peu déçue, en fait pas vraiment de son plein gré, puisque c'est un mail de Béatrice se faisant passer pour lui qui m'a révélé une partie du chaos qu'il avait provoqué dans sa vie.
    Pour résumer, en 1993, j'ai fait la connaissance d'un homme qui allait devenir le père de mes enfants (je suis aujourd'hui séparée de lui), avec qui les relations ont été dévorantes et exclusives bien qu'entrecoupées de périodes de ruptures. A partir de ce moment, Michel est devenu à mes yeux une sorte d'ami confident référent masculin consolateur- et amant pendant les périodes de ruptures. En fait, à mes yeux, il représentait une certaine forme de franchise et de droiture que je n'imaginais pas possible de trouver chez un homme, quelqu'un à qui je pouvais tout dire et auprès de qui trouver la compréhension et l'affection d'un ami, voire plus coquin à l'occasion..! Je ne sais pas s'il a compris que c'était à la fois léger parce que n'impliquant pas énormément d'engagement, mais en même temps important, profond et exigeant parce qu'impliquant une certaine transparence et justement de la franchise. Or, le fameux mail de Béatrice, rédigé sur un ton quelque peu sec, où "il" m'expliquait que c'était elle l'élue de son cœur et que je devais le laisser tranquille, m'a vraiment blessée. J'étais à cette époque complètement détruite par la trahison du père de mes enfants, épuisée par le rythme boulot-enfants en bas âge, dépression etc et je ne cherchais auprès de Michel qu'à m'accrocher à l'image d'un homme moins écœurante que celle de mon ex.
    Et je me suis rendu compte tout d'un coup de l'incommensurable ampleur de ses non dits, du fait qu'il ne m'avait présenté de lui rien de plus que l'image que je voulais voir de lui, et qu'il s'était bien peu livré  à moi finalement. Je pense qu'il culpabilisait à l'idée de me dire qu'il avait finalement eu la force -ou assez d'amour- pour changer de vie pour une femme, ce qu'il n'avait pas fait pour moi. Pourtant je comprends très bien qu'il ne l'ai pas fait pour moi à l'époque où on s'est rencontrés: on serait allés dans le mur directement. Ce qui était décevant et qui le reste en partie même après que Michel m'ait signalé qu'il n'était pas l'auteur de ce mail, c'est qu'il ait en partie trahi l'amitié et la confiance que j'avais en lui en me cachant sa vraie vie. En fait, je ne suis plus trop sûre de savoir qui il est (le sait-il lui même?), ni ce qui nous lie encore l'un à l'autre.
    Il ne me dit rien de sa vie et des ses angoisses actuelles, on s'envoie des mails de temps en temps, j'aime bien, quand ça me prend, lui raconter des choses un peu crues parce qu'on a quand même de bons souvenirs sensuels-sexuels (à défaut d'être généreux de son âme, on peut toutes reconnaître qu'il est assez généreux de son corps et plutôt attentionné à l'égard de sa complice du moment.
    Voilà, je sais que d'ici quelques jours il passe par Paris mais je n'ai aucune nouvelle de lui et je n'en attends pas particulièrement, il n'a aucun compte à me rendre et je ne suis pas en course pour récupérer le bébé, que les choses soient claires...
    Je crois pour résumer que nos relations seront ce qu'il voudra bien en faire. Moi, je me passe d'homme depuis trois ans et je ne m'en porte pas si mal. Et même s'il tenait à moi comme amie, il faudrait qu'il donne un peu plus de lui pour qu'on puisse réellement parler de "relation". Je crois qu'il a un peu manqué le coche avec moi, dommage pour lui, je ne suis pas si mal, surtout en temps qu'être humain, mais c'est la vie!
    Bon, j'ai cru comprendre qu'il avait finalement décidé de continuer avec Béatrice, alors je n'ai plus qu'à te souhaiter bon courage, tu as sans doute des bons souvenirs avec lui, en espérant qu'ils ne sont pas trop salis, et j'espère que tu trouveras la force de partager autre chose avec un autre, plus tard (ce qui n'est pas encore mon cas!!). A un  de ces quatre.
    Valérie.


    “C’est une histoire racontée par un idiot, une histoire pleine de bruits et d’agitation qui ne veut rien dire” Shakespeare  Macbeth
     
    Date: Lundi 15 Juin

    Michel m'a demandé dernièrement si ma plus grande souffrance était mon sentiment d'avoir été trompée, bafouée en tant que Femme (???) ou le sentiment de vide que je ressens face à son absence.
    J'ai été trompée et je me sens bafouée en tant qu'être humain dans mes sentiments, dans l'amour que je lui portais.
    Trahir c'est tuer l'autre. Alors oui le vide aussi. Le vide de mon âme que je lui avais confié et qu'il a piétiné.
    Ma souffrance n'est pas grande. Elle est profonde. Aussi profonde que l'océan.

    Je crois que tu ne peux pas comprendre ce que je ressens a moins qu'une femme ne te fasse vivre un jour la même chose.

    Inverse les rôles. Imagine que tu aies découvert ces mails que j'écrivais à un autre homme depuis le début de notre relation. Que depuis 5 ans j'avais un autre homme dans la tête. Que je sois partie en Vacance avec un homme alors que je te disais être en France a m'occuper de ma fille ?
    J'ai eu mal si souvent avec toi....les mails de Valérie ou j'ai compris que tu n'avais pas eu le courage de lui dire que j'existais....
    Les tous premiers mails à  Agnès ? Valérie ? ou une autre, notre premier année ou tu écrivais " Je vais passer une semaine à Pallavas. Je préférerais être avec toi". T'ai-je jamais forcé a venir à Pallavas avec moi ?
    J'attendais que tu m'en parles après mon intervention....tu en as parlé avec Valérie puisque vous avez repris votre correspondance, mais pas avec moi...le femme que tu prétends avoir aimé????
    Le mail de rupture à  Agnès que j'ai découvert 3 jours avant de partir au Pérou " Et l'amour dans tout ça ?"  à  aucun moment tu ne lui dis "je reste avec Béatrice parce que je l'aime" Pas plus que tu n'es capable de m'écrire que tu aimes Agnès ???
    Si je n'avais pas été si mal au Pérou quelle excuse aurais-tu trouver pour justifier notre rupture?
    La rupture tu l'avais déjà décidé avant le Pérou.
    Tu n'attendais qu'un faux pas de moi pour justifier la rupture et quand on souffre des faux pas on en fait facilement.
    j'ai cru en toi, je croyais en nous...mais sois honnête il n'y a jamais eu de nous. Tu as raison tu m'as souvent quitté, et moi ? et mon amour a moi dans tout cela ?
    Jamais tu n'aurais supporté ce que j'ai enduré/ces trahisons à répétition, ces mensonges, ces manques de respect.
    Tu crois m'avoir aimé mais ce que tu éprouvais ce n'est pas de l'amour. L'amour c'est autre chose.
    Si un jour tu peux endurer ce que j'ai enduré, perdurer dans ton amour malgré les trahisons, donner une chance à  l'autre en dépit des mensonges et les souffrances provoquées alors, oui. tu pourras dire que tu as aimé.
    Moi j'ai aimé...toi tu as joué a aimer. Tu as joué a faire mal....a toutes tes femmes. Tu nous a toutes fait souffrir.


    From Michel
    Tue 16/06/09 01:08
    to Bea

    Tu as raison, je ne sais pas ce que veut dire aimer.

    Avec toi, je suis passé très près, mais j'ai échoué.


    De: Lili
    Sujet: Depuis tout ce temps
    date: 24 juin 2009 23:49
    à: Michel

    Bonjour
    Je t'ai envoyé il y a quelque temps un mail pour te proposer une rencontre suite a l'annonce que j'avais passé sur internet et à laquelle tu m'avais répondu avec gentillesse. Comme je te le disais je suis une libertine et coquine de 27 ans et je recherche toujours une aventure avec un homme...(j'avais précisé dans l'annonce age indifférent et si possible plus agé que moi). Je suis actuellement sur la région dans une maison seule (enfin pas vraiment je suis chez une copine d'enfance qui m'héberge). J'ai toujours pas mon PC ni internet et je me suis rendu au bureau de poste pour t'envoyer ce mail car je désespère un peu.
    Je ne veux pas de donner mon tel portable car par expérience trop de désagréments par plaisantins (qui appelle à toute heure de la nuit ou qui le diffuse sur des forums...mes contacts je les choisis !!) donc le mieux est de se retrouver sur un service de mise en relation anonyme pour être sur de bien s'adresser à la bonne personne et échanger nos tels, moi je passe par le 0899 69 16 16 mon num d'inscription est le 613965 j'y passe très souvent surtout entre midi et 2 ou le soir.
    Voici a nouveau une photo je pourrai t'en envoyer d'autres plus sexy... après tout je suis célibataire j'ai le droit d'en profiter et de me lacher...
    J'attends vite ton appel car après je déménage dans 2 semaines et ce serait trop bête de ne pas pouvoir se retrouver avant.
    Au cas ou tu ne cherches plus une "petite aventure" ne tiens pas compte de ce message, je n'ai pas envie de faire irruption dans ta vie si tu ne le souhaites pas.

    Bise

    Lili


    ---------- Message transféré ----------
    De : Jean- MORTIER <Jean.MORTIER@diplomatie.gouv.fr>
    Date : 17 juin 2009 07:15
    Objet : RE: [SITE-PUBLIC] rupture de Pacs
    À : beatrice.ducloz@com


    Bonsoir!
    Votre partenaire de vie a demandé unilatéralement, comme c'est parfois par la Loi,  la rupture de votre pacs le 1er juin.
    Un courrier a été expédié à la mairie de votre lieu de résidence qui vous le transmettra. 
    Cordialement
    JCM
     
    Accueil Consulaire (état-civil, notariat, nationalité)
    Consulat Général de France à Shanghai
    689 Guangdong Lu , 2e étage - 200001 Shanghai
    Tél :+(86 21) 61 35 20 64
    Fax: +(86 21) 61 35 20 90   www.ambafrance-cn.org     (accueilconsulat.shanghai@diplomatie.gouv.f

    De Béa à
     Michel,
    Tu as raison tout ceci est indigne de nous. Mais je ne suis pas sure qu'il y ai jamais eu un nous ?
     S'il y avait eu un nous tu aurais à ton retour de 'Méditation' du Japon eu l' honnêteté de me dire toute la vérité et nous nous serions séparés, avec de la souffrance certes mais nous serions devenus amis.
    Au lieu de cela tu as continué, et continué,  et continué a mentir.
    Le mensonge m'est insupportable!
    S'il y avait eu un nous j'aurais pu te demander de ne pas emmener cette femme en Malaisie mais de trouver une autre destination. Ne t'avais pas écrit que le seul endroit où j'ai vraiment ressenti ton amour était en Malaisie. Si tu as cherché à me faire du mal sache que tu es parvenu à me blesser profondément. Tu m'as dépouillé de ce dernier souvenir qui me semblait sincère.
    Si il y avait eu un nous je t'aurais demandé de ne pas installer cette femme dans NOTRE appartement de Shanghai...dans NOS affaires, dans NOTRE lit....dans ce qui avait été peut-être NOTRE amour.
     Ne pouvais tu garder au moins cet espace pour nous, pour moi ?
    Rien ne n'appartenait, même pas cela ?
    Le mensonge détruit tout, même si qui a pu être vrai.
    Comme je te l'ai écrit dans un texto j 'ai retransmis la vérité....ta vérité sans rien rajouter ni enlever.
    Cette vérité est moche et je comprends que tu aies envie de la cacher.
    Notre histoire est moche...rien n'était vrai...;c'était du "fake" comme tout ce qui se fait en Chine.
    La seule chose qui était réelle dans notre histoire était mon amour pour toi.
    Je devrais plutôt dire la seule chose qui était réelle dans MON histoire....car j'étais seule dans mon amour.
    Je t'ai aimé de toute mon âme et tu as piétiné cet amour.
    Je ne sais pas si tu te rends compte du mal que tu fais dans ta fuite en avant ?
     
    Béatrice                                                   
    devenir forte
    soutenir son regard
    le ramener à ce qu'il est, mon égal
    puis lui tourner le dos
    sans un mot
    car ma force est intérieure
    aussi violente qu'un volcan murissant son éveil
    je détiens en mon sein, la blessure de ces femmes
    gardienne de leur devenir
    prête à bondir
    réduire celui qui refusera de comprendre.

    qui es tu, toi qui te permets ces actes
    peu importe ton histoire, aussi sordide soit elle
    ceux que tu croisent sur ta route
    ceux que tu engendres
    n'ont plus à porter ta croix
    ose te regarder dans un miroir
    ose te retourner sur ton passé
    ose visionner tes actes
    tu n'as pas d'excuses
    tu es coupable dans tes veines
    tu souffres et rejettes cette idée
    regarde le mal que tu as fait
                                                       tu n'as même pas le courage de demander pardon
    pour cela, il te faudrait comprendre
    tu es lâche
    tu n'as pas voulu te faire aider
    tu as honte de te confier
    tu as peur d'en parlerhanté que tu es par tes démons nauséabonds
    te dire tout cela ne m'apaise pas
    j'ai de la colère, encore et encore
    il me faudra sans doute te le dire
    ton repos n'est pas pour ce soir
    tu l'auras plus tard
    j'ai encore des choses à te dire.....






                                                                                                    
      
                                                                                            
                                                                                         














     











                                                                                           






     
     













































    November 05

    Michel se venge


     Beatrice Ducloz: Histoire d’une vengeance
    Beatrice               La photo préférée de Michel ??? ??                                                                                      


     Voici le mail que Michel a envoyé à mes amis...en prétendant que c'est ma confession...accompagnée de cette photo



    Pour pimenter le tout, j’ai également diffusé certains courriers de la mère de son fils écrites lors de son divorce et découvertes dans ses affaires restées dans mon appartement.
    Enfin, ayant besoin d’argent, je me suis servie sur son compte bancaire avant de quitter Shanghai. Je lui ai extorqué 10000€ en prétendant que je les lui rendrais, ce que je n’ai bien sûr pas l’intention de faire.
    Enfin, il n’est pas question que je lui rende ce qu’il a laissé à l’appartement, en espérant que certains documents lui manqueront.

    Je sais que tout cela n’est pas très bouddhiste.
    Mais je ne retiens du bouddhisme que ce qui me sert.
    J’aime participer aux réunions de la Soka Gakkai car elles me permettent de me mettre en valeur en utilisant ce que j’ai fait pour ma fille handicapée.
    Jouer les martyrs et montrer que malgré tout je résiste, voilà ce que j’aime particulièrement.

    De même, je prétends être psychothérapeute. Je n’ai bien évidement aucune formation. Mes lectures, les personnes que j’ai rencontrées, ma capacité d’analyse, me permettent de faire illusion sur 1 ou 2 séances. Mais le lien s’interrompt très vite, car mes limites apparaissent.

    Paraitre, paraitre, paraitre ... lorsque l’on ne peut être.



    Assez étonnant venant d'un homme qui a passé à vie à mentir à tout le monde.  Et tout aussi écœurant.
    Paraitre, paraitre, paraitre ... lorsque l’on ne peut être....Il parle sans aucun doute de lui.

    C'est à pleurer de tristesse et de fureur.

    Puis vint le temps de la foi, où ceux qui entendaient encore demandaient à ceux qui n'entendaient plus de leur faire confiance et de croire.
    Aujourd'hui est le temps de la confusion. Personne n'entend plus rien, et tout le monde croit n'importe quoi.

    Barjavel






    Michel Perrin et Agnès Ziki    Bon courage Agnès !



    Petit retour en arrière :


    From : Michel,

    To : Fanny

    Date : Mon 26 2008

    Fanny,

    Je suis de retour à Shanghai depuis 1 semaine. Je suis heureux de ce retour, grâce à Béatrice qui a su m’écouter.

    Ma semaine, seul et coupé du monde, m’a fait le plus grand bien. Elle m’a permis d’y voir clair et surtout ne plus avoir peur de dire la vérité.

    Je n’aime pas parler de moi avec quiconque et encore moins de ma vie intime.

    Mais aujourd’hui j’ai conscience que ce que j’avais à dire à Béatrice ne concerne pas que moi, il concerne d’autres membres de ma famille et en particulier Guillaume. C’est pourquoi je vais te dire ce que j’avais à lui dire, peut être commencerons-nous ainsi à sortir des non-dit dans la famille.

    Après 1,5 an de vie commune avec Béatrice, elle s’est aperçu de j’avais conservé des relations épistolaires avec d’autres femmes que j’avais rencontrées avant elle, dont une en particulier avec qui j’avais été très intime. C’était juste avant mon départ pour la Chine. Cela venait se conjuguer à des peurs, sensation d’être prisonnier avec sa fille handicapée. Je justifiais mon attitude par ces peurs. A ce moment là nous avons connu une crise qui a failli se traduire par notre séparation. Nous l’avons surmonté, mais je n’ai pas conduit le travail en profondeur que j’aurais dû faire à l’époque, tout comme je n’ai pas travaillé sur les causes qui m’avaient conduit à quitter Lucette.

    L’année dernière, les mêmes peurs m’ont repris avec la perspective de devoir peut être rentrer en France début 2009. J’ai repris contact avec la femme dont j’ai parlé précédemment, nous nous sommes revu lors d’un voyage en France. Cette femme est mon miroir. Je ne rentre pas dans les détails. Cumulé à mes peurs, cela m’a conduit à envisager de quitter Béatrice pour poursuivre ma vie avec elle.

    Voila ce que j’avais à dire à Béatrice et que j’ai PU lui dire.

    Contrairement à ce qui s’est passé avec Lucette. Ceci me pèse d’ailleurs et j’espère que je pourrai lui écrire bientôt.

    Pendant ma semaine de « méditation », beaucoup de choses me sont apparues.

    Concernant la famille PERRIN et le programme familial des hommes, il m’est apparu clairement que les hommes ne respectent pas les femmes (mon grand père, mon père, mes oncles, moi-même –je ne parle pas de mes frères, je n’ai aucun élément pour dire qu’ils sont sur le même schéma-). Chaque membre de la famille le traduit à sa manière, mais c’est une réalité. Pour toi ce n’est pas une découverte, mais me l’avouer et l’avouer pour moi-même, n’était pas évident. Il m’est aussi apparu que les femmes de ma famille (les grand-mères, ma mère) ne traduisent pas leur amour à leur enfants. Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne les aiment pas.

    Ce programme doit s’arrêter. Je le veux au moins pour Guillaume et sa famille.

    Il est donc de mon devoir de l’interrompre, c’est pourquoi, j’ai clairement décidé de respecter Béatrice.

    Un autre point concerne ma relation à la famille. Je me suis aperçu que je rejette (renie ?) la notion de famille. Ma vie est marquée par cela, ce qui pèse sur ma relation à Béatrice, mais aussi sur mon comportement, car il y a là un vide. Les raisons sont, je pense, assez facilement identifiables (voir ci-dessus), plus le fait d’appartenir à une famille de 16. Mais il y a aussi des causes qui me sont propres, car je ne pense pas que mes frères et sœurs soient tous ainsi. Je dois y travailler.

    Mais là aussi, je veux me rapprocher de ma famille et en particulier Guillaume, mais également celle de Béatrice dont je dois cesser d’avoir peur, et cela sans attendre d’avoir tout résolu sur les causes de ce rejet. Se rapprocher n’impose pas nécessairement un rapprochement physique.

    Enfin, j’ai clairement identifié que je portais une « blessure de trahison » (je n'en n'ai pas pour l'instant trouvé l'origine) qui pèse sur mes comportements, et sur laquelle il me faut travailler .En particulier, il faut que j’apprenne à « lâcher prise », prendre de la distance par rapport à mes émotions, ce qui ne veut pas dire prendre des distances au contraire.

    Je sais que j’ai un très gros travail à faire, mais je veux le faire. Je ne suis pas dans la souffrance, c’est à la fois plus facile, et plus dangereux car non contraignant pour moi. Mais cette fois j’ai conscience que je dois aller au bout, pour moi bien sûr, mais aussi et surtout pour ceux que j’aime.

    Voilà ce que je voulais te dire maintenant.

    Cette amorce de dialogue nous permettra je l’espère d’aller plus loin.


     A bientôt j'espère.

     Je t'embrasse.

    Michel


                                        Recherchez la liberté et vous deviendrez esclave de vos désirs

                                        Recherchez la discipline et vous trouverez la liberté    Koan Zen 

    Michel Perrin expertise psychologique avril 1991

    Résultat de mon expertise psychologique en date du 22 avril 1991/dossier candidature Alcatel cit

    Bien qu'il sache donner le change dans sa vie professionnelle, le scripteur n'éprouve pas toujours, en son for intérieur l'assurance qu'il peut afficher dans ses contacts sociaux.
    En effet moins sécurisé qu'il n'y paraît, il peut connaître des moments de doutes et d'incertitudes.Il est d'ailleurs assez secret et réservé en ce qui le concerne et fait peu état de ce qui le touche sur le plan personnel.Ayant besoin de se valoriser dans son action, il est content de se sentir reconnu aux yeux d'autrui ce qui vient ainsi conforter son estime de soi et une réassurance de soi intime plus ou moins implicite.
    Le sujet vit mal les conflits et a tendance à "fuir" les problèmes plutôt que de les affronter sur le plan personnel bien que sur le plan social il sache parler au nom des autres .
    Le candidat présente de nombreux messages contraignants, ce qui montre à son âge une personnalité "contrainte", donc relativement forcée et travaillée. Il s'attache consciemment à ne pas se montrer tel qu'il est. Il aime offrir autour de lui l'image d'un homme plus dur et plus sûr de lui qu'il ne l'est vraiment, ce qui peut le rendre relativement susceptible lorsqu'il s'agit de lui ayant peur de dévoiler sa personnalité intime.

    Nodel ressources humaines 1991
    Paraître, paraître lorsque l'on ne peut être...(citation de Michel Perrin)



     






    French version
    http://www.deformat.org/post/2007/12/10/L-Histoire-des-Choses

    English version
    http://www.storyofstuff.com/
     
    Whos is it           Qui est-ce ?  Who is this ?